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Plantes & Bien-être

Ashwagandha : bienfaits, dangers et statut en France

Le régulateur européen a examiné le dossier en 2013 et refusé d'établir une monographie. L'Anses recommande l'abstention à plusieurs populations depuis avril 2024. Ce que disent vraiment les textes.

Par Léa Bonnet Publié le 23 September 2026 Mis à jour le 6 September 2026 15 min de lecture N° 014

Rameau de Withania somnifera portant ses fruits enveloppés dans leur calice
Rameau de Withania somnifera portant ses fruits enveloppés dans leur calice

L’essentiel

L’ashwagandha est le seul cas de cet herbier où le régulateur européen a examiné le dossier puis refusé de conclure. En 2013, le comité des plantes de l’Agence européenne des médicaments a publié une déclaration officielle expliquant qu’aucune monographie ne pouvait être établie, faute de pouvoir décrire ce qu’est un extrait d’ashwagandha et faute de démontrer l’ancienneté d’usage exigée en Europe. En avril 2024, l’Anses est arrivée à la même impasse et recommande l’abstention aux personnes ayant une pathologie thyroïdienne, hépatique ou cardiaque, aux femmes enceintes et allaitantes, aux moins de 18 ans et aux personnes sous sédatifs. Elle n’est pas interdite en France, mais elle n’y est pas non plus autorisée au sens habituel du terme.

Sur la première page de Google, sept résultats sur huit sont des boutiques. C’est un bon résumé de la situation de l’ashwagandha en France : un produit très vendu, très commenté, et dont presque personne ne raconte le dossier réglementaire. Ce dossier existe pourtant, il est public, et il est nettement moins enthousiaste que les étiquettes.

Quels sont les bienfaits de l’ashwagandha ?

Withania somnifera est une Solanacée, cousine botanique de la tomate et de la belladone, cultivée principalement en Inde. Ce sont ses racines qui sont utilisées, et elles occupent une place ancienne dans la médecine ayurvédique. On la surnomme parfois « ginseng indien », un surnom commercial : elle n’a aucun lien botanique avec le ginseng.

Ce que les vendeurs lui prêtent est facile à énumérer : stress, sommeil, anxiété, testostérone, récupération sportive, thyroïde, fertilité. Ce que le droit européen l’autorise à revendiquer est plus court : rien.

Il ne s’agit pas d’une formule polémique mais d’un constat de statut. Une plante peut être reconnue en Europe par deux voies, l’usage médical bien établi ou l’usage traditionnel, et chacune donne lieu à une monographie qui fixe l’indication, la dose et les précautions. L’ashwagandha n’a ni l’une ni l’autre. Elle n’a pas non plus d’allégation de santé autorisée au titre de la réglementation sur les denrées alimentaires. Les mentions que vous lisez sur les flacons relèvent donc d’allégations en attente d’évaluation, un régime transitoire qui dure depuis plus de quinze ans.

La différence avec les autres plantes de cet herbier est nette. La rhodiola, vendue sur le même rayon et pour le même motif, dispose d’une monographie avec une indication chiffrée. L’ashwagandha, non, et ce n’est pas un oubli.

Fruits d'ashwagandha dans leur calice papyracé
Les fruits d’Withania somnifera, chacun enfermé dans un calice de papier, dont un ouvert sur la baie rouge. La parenté avec le physalis et la tomate se lit ici. Muséum de Toulouse, Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0.

Pourquoi il n’existe aucune monographie européenne

C’est le point que cette fiche existe pour raconter, parce qu’il est vérifiable et qu’il ne figure nulle part ailleurs en français.

En juillet 2011, le comité des médicaments à base de plantes de l’Agence européenne des médicaments a décidé de préparer une monographie sur la racine d’ashwagandha. Un appel à données scientifiques a été publié, ouvert de juillet à novembre 2011. Une recherche bibliographique complète a été menée, et les informations sur les produits commercialisés dans l’Union ont été rassemblées auprès des États membres.

Le 9 juillet 2013, le comité a adopté une déclaration publique plutôt qu’une monographie. Le texte, référencé EMA/HMPC/681519/2012, conclut que deux exigences de la directive 2001/83/CE ne sont pas remplies.

Première exigence, celle de l’article 1er : le comité n’a pas trouvé de données permettant de décrire les préparations à base de la plante. En clair, la spécification des extraits a été jugée insuffisante au regard des exigences pharmaceutiques. On ne sait pas dire ce qu’est un extrait d’ashwagandha de façon reproductible.

Seconde exigence, celle de l’article 16 bis : le comité n’a pas pu démontrer au moins 30 ans d’usage médicinal dont au moins 15 ans dans l’Union européenne.

Cette seconde raison mérite qu’on s’y arrête, parce qu’elle heurte l’argument de vente le plus répandu. On lit partout « 3 000 ans d’ayurveda ». Le critère européen ne porte pas sur l’ancienneté d’un usage en Inde, mais sur la durée d’un usage médicinal documenté, dont une part sur le marché européen. L’ashwagandha est arrivée massivement en Occident dans les années 2000. Les deux affirmations ne se contredisent pas : elles ne parlent tout simplement pas de la même chose.

La conclusion du texte est explicite : une monographie « ne peut pas être établie à ce stade ». Le comité ajoute qu’il accueillera volontiers les données nécessaires. Un nouvel appel à données a été lancé en 2018, clos le 31 juillet 2018. À ce jour, la déclaration de 2013 reste le document en vigueur.

Ce que dit l’Anses depuis avril 2024

Onze ans plus tard, l’agence française est arrivée au même endroit par un autre chemin.

Saisie en 2021 par la répression des fraudes, l’Anses a rendu son avis le 19 avril 2024. Elle constate d’abord la même impossibilité que le régulateur européen : on ne peut pas définir un niveau de consommation sans risque, parce que les extraits et les parties de plante utilisés dans les études disponibles sont insuffisamment caractérisés. Impossible, donc, de relier la teneur en tel ou tel composé aux effets observés.

Cette convergence n’est pas isolée. L’avis relève que l’Allemagne en 2012, le Danemark en 2020 et les Pays-Bas en 2024 ont abouti à des constats voisins. Cinq évaluations indépendantes, un même blocage.

Faute de pouvoir fixer une dose, l’Anses procède par exclusion de populations. Elle recommande de s’abstenir de consommer des compléments contenant Withania somnifera aux personnes présentant :

  • une pathologie thyroïdienne ;
  • une pathologie hépatique ;
  • une pathologie cardiaque ;
  • une hyperandrogénie ;
  • ainsi qu’aux femmes enceintes et aux personnes sous traitement sédatif ou dépresseur du système nerveux central.

Par précaution, et faute de données, la même abstention est recommandée aux femmes allaitantes et aux enfants et adolescents jusqu’à 18 ans.

L’avis ajoute deux remarques que les commentaires ont peu relayées. La première est que les données sur les interactions médicamenteuses, bien qu’hétérogènes, incitent à la plus grande prudence en cas de prise concomitante, et qu’il faut donc signaler cette consommation à son médecin. La seconde est qu’une réflexion analogue mériterait d’être menée pour les autres denrées en contenant, les tisanes notamment, qui échappent pour l’instant au raisonnement.

À retenir

Additionnez les groupes visés par l’Anses : troubles thyroïdiens, hépatiques, cardiaques, grossesse, allaitement, moins de 18 ans, traitements sédatifs. Cela représente une part considérable des personnes à qui l’ashwagandha est vendue pour dormir ou pour gérer un stress.

L’ashwagandha est-elle dangereuse pour le foie ?

C’est la question la plus posée après « bienfaits », et elle appelle une réponse en deux temps : oui, il existe un signal documenté, et non, il ne concerne pas tout le monde.

Le point de départ est une série de cas publiée en 2020 dans Liver International par une équipe islandaise et le réseau américain de surveillance des atteintes hépatiques médicamenteuses. Cinq patients, trois recueillis en Islande entre 2017 et 2018, deux aux États-Unis en 2016. Âge moyen 43 ans. Tous ont développé un ictère, c’est-à-dire une jaunisse, accompagné de nausées, de fatigue, de démangeaisons et d’un inconfort abdominal, après un délai de 2 à 12 semaines de prise. L’atteinte était cholestatique ou mixte. Aucun n’a développé d’insuffisance hépatique, et le bilan hépatique s’est normalisé en un à cinq mois chez quatre d’entre eux. L’analyse chimique a confirmé la présence d’ashwagandha dans les compléments disponibles, sans autre composé toxique identifié.

Une revue de portée publiée en 2026 dans Cureus a repris la littérature jusqu’en décembre 2025 : treize publications, 25 patients au total, répartis sur plusieurs régions du monde. Le tableau clinique est reproductible, cholestatique ou mixte, avec ictère et démangeaisons, survenant après plusieurs semaines d’usage. La plupart des patients ont récupéré à l’arrêt. Les auteurs signalent toutefois des évolutions graves : un cas d’insuffisance hépatique aiguë ayant nécessité une transplantation, et trois décès chez des patients porteurs d’une cirrhose préexistante qui se sont décompensés.

Comment lire ces chiffres honnêtement ? Vingt-cinq cas publiés dans le monde face à une consommation de masse, cela décrit un phénomène rare et idiosyncrasique, c’est-à-dire imprévisible et sans rapport avec la dose. Ce n’est pas un poison. Mais le syndrome est reproductible, il est reconnu comme tel dans la littérature hépatologique, et les issues sévères concernent des personnes dont le foie était déjà malade. C’est exactement pourquoi l’Anses place les pathologies hépatiques en tête de sa liste d’abstention.

Le réflexe utile : une jaunisse, des urines foncées, des selles décolorées ou des démangeaisons persistantes chez quelqu’un qui prend de l’ashwagandha imposent l’arrêt du produit et une consultation, en le mentionnant explicitement au médecin.

Thyroïde, grossesse, sédatifs : les autres signaux

Le foie concentre l’attention, mais ce n’est pas le seul motif retenu par les agences.

La thyroïde. C’est un signal à double tranchant, ce qui le rend particulièrement délicat. Des données suggèrent une action sur les hormones thyroïdiennes, ce qui est vendu comme un avantage par certains fabricants visant l’hypothyroïdie, et constitue précisément le motif de mise en garde des agences. Une plante qui déplace la TSH chez une personne traitée pour une thyroïde perturbe un équilibre médicamenteux ajusté au dosage près. D’où la recommandation d’abstention, sans nuance, en cas de pathologie thyroïdienne.

La grossesse. La méfiance ne vient pas d’un signal moderne mais de la tradition elle-même : la plante a été utilisée comme abortif, ce qui figure dans les évaluations de risque européennes. En l’absence de données de sécurité, l’abstention est recommandée pendant la grossesse, et par précaution pendant l’allaitement.

Les sédatifs. Le nom d’espèce, somnifera, dit l’usage attendu. Une plante prise pour dormir, associée à un somnifère, un anxiolytique ou un antidépresseur sédatif, expose à une addition d’effets. L’Anses vise explicitement les traitements ayant une action dépressive sur le système nerveux central.

Baie orange d'ashwagandha sur la plante
La même baie sur pied, dans un calice fendu. C’est la racine, et non le fruit, qui est utilisée en complément. Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

L’ashwagandha est-elle interdite en France ?

Non, et la réponse exacte est plus intéressante que le oui ou le non.

Withania somnifera ne figure pas à l’annexe de l’arrêté du 24 juin 2014, le texte qui établit la liste des plantes autorisées dans les compléments alimentaires en France. Elle est présente sur le marché français par une autre porte : le principe de reconnaissance mutuelle, prévu à l’article 16 du décret de 2006 sur les compléments alimentaires. Puisque la plante entière est autorisée sans restriction en Belgique et en Italie, un produit légalement commercialisé là-bas peut l’être en France.

Deux précisions changent la lecture de cette autorisation.

D’abord, les racines de Withania somnifera sont inscrites à la liste B de la pharmacopée française. L’Anses rappelle la définition de cette liste : elle recense les plantes médicinales dont « les effets indésirables potentiels sont supérieurs aux bénéfices thérapeutiques attendus ». Ce n’est pas une interdiction, c’est un classement, et il est éloquent.

Ensuite, l’Europe n’est pas unanime. Le Danemark considère, sur la base de l’évaluation de son université technique publiée en 2020, que cette plante ne devrait pas être utilisée dans les denrées alimentaires, et l’a retirée de ses compléments. L’Allemagne, dès 2012, avait recommandé d’inscrire les racines à la liste C de l’annexe III du règlement européen sur l’enrichissement, celle qui recense les substances sous surveillance communautaire en raison de suspicions de nocivité.

La situation est donc celle-ci : le même produit est banni au Danemark, vendu sans restriction en Belgique et en Italie, et disponible en France par ricochet. L’Anses conclut d’ailleurs son avis en appelant à une harmonisation européenne des listes de plantes autorisées. Ce n’est pas un détail de procédure, c’est ce qui explique le vertige du consommateur devant un rayon.

Quels sont les effets secondaires de l’ashwagandha ?

Faute de monographie, il n’existe pas de liste officielle d’effets indésirables assortie de fréquences, comme il en existe pour les autres plantes de cet herbier. Ce qui est rapporté vient de la littérature de cas et des dispositifs de vigilance.

  • Troubles digestifs : nausées, inconfort abdominal, diarrhée, les plus fréquemment rapportés.
  • Somnolence et sensation d’émoussement en journée, cohérentes avec l’effet recherché mais parfois mal vécues.
  • Atteintes hépatiques, rares, décrites plus haut.
  • Perturbations thyroïdiennes, chez des personnes traitées ou prédisposées.

En France, depuis la mise en place du dispositif de nutrivigilance en 2009, huit signalements d’effets indésirables susceptibles d’être liés à des compléments contenant Withania somnifera ont été portés à la connaissance de l’Anses, dont six ont fait l’objet d’une analyse d’imputabilité. C’est peu en valeur absolue, et c’est aussi le reflet d’un dispositif déclaratif que peu de consommateurs connaissent.

Combien de temps faut-il pour que l’ashwagandha agisse ?

La question revient dans les recherches, et il faut répondre franchement : aucune donnée réglementaire ne permet de fixer un délai, puisque aucune indication n’est reconnue. Les délais annoncés dans le commerce, de deux à huit semaines selon les pages, ne s’appuient pas sur une évaluation validée.

Ce vide a une conséquence pratique. Sur une plante dotée d’une monographie, la durée d’usage sert de garde-fou : la rhodiola impose de consulter au bout de 2 semaines si les symptômes persistent, le ginseng plafonne à 3 mois. Ici, rien n’encadre la durée, et c’est probablement le point le plus problématique pour un produit pris quotidiennement pendant des mois.

Si vous en prenez quand même

Cette fiche n’a pas vocation à décider à votre place. Si vous êtes hors des populations visées par l’Anses et que vous souhaitez essayer, quelques repères réduisent le risque.

  • Vérifiez d’abord la liste d’abstention. Thyroïde, foie, cœur, grossesse, allaitement, moins de 18 ans, traitement sédatif : ce sont des exclusions, pas des précautions d’usage.
  • Dites-le à votre médecin et à votre pharmacien, au même titre qu’un médicament. C’est la recommandation explicite de l’Anses sur les interactions.
  • Un seul complément à la fois. Les cas hépatiques publiés impliquent souvent plusieurs produits pris simultanément, ce qui rend l’imputation difficile et le risque cumulatif.
  • Préférez la racine seule, partie sur laquelle porte l’essentiel des données, plutôt qu’un mélange racine et feuilles ou un complexe de plusieurs plantes.
  • Ne prolongez pas indéfiniment. En l’absence de durée encadrée, une cure limitée et réévaluée vaut mieux qu’une prise quotidienne au long cours.
  • Signalez tout effet indésirable au dispositif de nutrivigilance, via un professionnel de santé. C’est ce qui fait progresser un dossier bloqué faute de données.

Ce que vend le rayon, et ce que l’Europe en dit

Mise au point indispensable après ce qui précède : le dossier européen de l’ashwagandha a été instruit puis refusé. Aucune des deux références ci-dessous ne porte donc une indication reconnue, et elles n’en portent pas non plus le droit. Nous les retenons sur le seul critère vérifiable en rayon, le titrage en withanolides, et nous rappelons que l’ANSES a émis un avis de vigilance sur cette plante.

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amoseeds Ashwagandha bio KSM-66, 5 % withanolides

Le titrage à 5 % de withanolides et l’extrait breveté sont indiqués, ce qui permet au moins de savoir ce que contient la gélule. Les trois pictogrammes de l’étiquette illustrent bien l’écart décrit plus haut : ce sont des arguments de vente, pas des indications reconnues.

  • Extrait KSM-66
  • Titrage 5 % withanolides
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Questions fréquentes

Quels sont les bienfaits de l’ashwagandha ?

Aucun n’est reconnu en Europe. La plante n’a ni monographie de l’Agence européenne des médicaments, ni allégation de santé autorisée. Le comité des plantes a examiné le dossier en 2011-2013 et a conclu qu’une monographie ne pouvait pas être établie. Les bénéfices annoncés sur les flacons relèvent d’allégations en attente d’évaluation.

Pourquoi ne pas prendre d’ashwagandha ?

L’Anses recommande l’abstention aux personnes ayant une pathologie thyroïdienne, hépatique ou cardiaque, une hyperandrogénie, aux femmes enceintes, aux personnes sous traitement sédatif, et par précaution aux femmes allaitantes et aux moins de 18 ans. Motif : il est impossible de définir un niveau de consommation sans risque, faute d’extraits suffisamment caractérisés.

L’ashwagandha est-elle dangereuse pour le foie ?

Il existe un signal réel mais rare. Une revue de 2026 recense 25 cas publiés dans le monde, avec un tableau reproductible : jaunisse et démangeaisons après plusieurs semaines de prise, régression à l’arrêt en quelques semaines à quelques mois. Les évolutions graves rapportées concernent des personnes dont le foie était déjà atteint. Une pathologie hépatique est une contre-indication.

L’ashwagandha est-elle interdite en France ?

Non. Elle ne figure pas sur la liste de l’arrêté « plantes » de 2014, mais elle est vendue en France par le principe de reconnaissance mutuelle, la plante étant autorisée sans restriction en Belgique et en Italie. Ses racines sont en revanche inscrites à la liste B de la pharmacopée française, celle des plantes dont les effets indésirables potentiels dépassent les bénéfices attendus. Le Danemark, lui, l’a écartée de ses compléments alimentaires.

Combien de temps faut-il pour qu’elle agisse ?

Aucun délai ne peut être avancé sur une base réglementaire, puisque aucune indication n’est reconnue. Les deux à huit semaines annoncées dans le commerce ne s’appuient sur aucune évaluation validée. L’absence de durée d’usage encadrée est d’ailleurs un problème en soi pour un produit souvent pris pendant des mois.

Quelle différence avec la rhodiola ?

Les deux sont vendues comme adaptogènes, mais leur statut n’a rien à voir. La rhodiola dispose d’une monographie européenne, avec une indication précise, une dose chiffrée et une durée plafonnée. L’ashwagandha n’a rien de tout cela, et fait l’objet de recommandations d’abstention pour plusieurs populations. Si le critère de choix est le niveau d’encadrement, la comparaison n’est pas serrée.

Sources

  1. Comité des médicaments à base de plantes (HMPC), Public statement on Withania somnifera (L.) Dunal, radix, EMA/HMPC/681519/2012, adopté le 9 juillet 2013. Agence européenne des médicaments.
  2. Anses, Avis relatif aux risques liés à l’utilisation des préparations de Withania somnifera (L.) Dunal dans les compléments alimentaires, saisine n° 2021-SA-0077, 19 avril 2024. Agence nationale de sécurité sanitaire.
  3. Björnsson HK, Björnsson ES, Avula B, et al., « Ashwagandha-induced liver injury: A case series from Iceland and the US Drug-Induced Liver Injury Network », Liver International, 2020;40(4):825-829. PMID 31991029.
  4. McIntyre D, Nguyen P, Kim Y, et al., « Ashwagandha (Withania somnifera)-Associated Liver Injury: A Scoping Review of Clinical Characteristics and Safety Considerations », Cureus, 2026;18(5):e109764. PMID 42367407.
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